mercredi 19 avril 2023

Rosie en Hôpital Psychiatrique

Rosie O'Donnell, cheveux ébouriffés, portant une blouse, était assise dans l'espace commun de l'hôpital psychiatrique ou elle fixait hagarde l'écran de télévision. 

Quand soudain une infirmière s'approcha d'elle.

"Rosie, c'est l'heure des médicaments", dit elle avec un grand sourire.

"D'accord. Mais je ne vois pas l'intérêt...", soupira t elle.

"Nous sommes là pour vous aider, Rosie. Mais qu'est ce qui vous préoccupe en ce moment ?", demanda t elle doucement.

Rosie leva les yeux : "Je ne peux pas arrêter de penser à lui. A cet homme.

- D-Donald Trump?

- Oui ce bouffon orange! Il a rendu mon existence invivable !", elle serra ses poings.

L'infirmière hocha la tête d'un air concerné : "Vous en avez déjà parlé? Pouvez vous m'en dire plus sur ce qui s'est passé ?

-Il m'a humilié publiquement lors de son investiture... Et à continué à se moquer de moi par la suite ! Il fait de moi le sujet de toutes ses plaisanteries cruelles. Cela a déclenché ma dépression et j'ai touché le fond."

La soigneuse prit un ton compatissant : "Cela semble avoir été une expérience traumatisante pour vous. Comment avez vous fait face alors ?"

Rosie soupira : "Je n'ai pas fait face. J'ai sombré de plus en plus, abandonné mon travail, me suis isolée du monde, prise encore plus de poids... Jusqu'à ce que je finisse ici !

-Il est compréhensible de ressentir cela, Rosie", dit l'infirmière, "Mais s'accrocher à la colère et chercher la vengeance ne vous apportera pas la paix. Travaillons plutôt sur la guérison."

La comédienne fulmina : "Mais je ne peux pas le laisser s'en sortir ! Il doit payer pour ce qu'il m'a fait !"

"Chercher la vengeance ne guérira pas vos blessures, Rosie ! ", dit alors l'infirmière d'un ton ferme. "Il est important de vous concentrer sur votre bien-être en ce moment."

Rosie soupira : "Vous avez sans doute raison. Je dois laisser aller cette colère. Elle me dévore trop de l'intérieur."

L'infirmière souri : "C'est ça. Travaillons sur le développement de mécanismes d'adaptation sains et de stratégies pour gérer votre dépression. Pourquoi ne pas participer à une thérapie de groupe?"

Quelques jours plus tard Rosie se retrouva donc avec un d'autres patients autour d'un psychiatre.

"Très bien, tout le monde, commençons par partager ce qui nous a préoccupés cette semaine. Qui veut commencer ?", demanda il.

Rosie leva aussitôt vivement la main : "Moi ! Moi ! J'y vais ! C'est encore cet homme ! Donald Trump !"

A part le thérapeute tout le monde soupira dans la salle.

"Et la revoilà repartie..." , dit une patiente roulant de yeux.

"Voyons, il n'y a pas jugement ici. Tout le monde est libre de dire ce qu'il veut", dit calmement le psy. "Allez-y, Rosie. Partagez avec le groupe."

Rosie continua tremblante de colère. "Il a ruiné ma vie ! Je vous le dis ! J'avais une brillante carrière et puis il m'a attaquée publiquement ! S'est moqué de moi et a fait de moi la cible de toutes ses bla... "

Un autre patient, l'interrompit : "Bordel Rosie ! Tu ne peux pas changer de disque ?! "

"Non, je ne peux pas ! C'est un homme méprisable qui pense pouvoir tout se permettre juste parce qu'il est riche et que maintenant il est président ! C'est un tyran !", s'exclama Rosie furieuse

Le thérapeute essaya de calmer l'ambiance : "S'il vous plait tout le monde. Rosie, je comprends que vous soyez en colère. Mais concentrons-nous sur comment vous pouvez guérir de cette expérience.

-Guérir ?! Comment puis-je guérir quand il est toujours là, crachant sa haine et me causant du tort ?! "

-Il est important de reconnaître votre colère, Rosie. Mais la retenir ne vous apportera pas la paix. Quelles sont les façons plus saines pour faire face à ce sentiments ?

- Tss ! Je suppose que je pourrais essayer de faire de l'exercice, d'écrire dans un journal... Mais c'est vraiment trop injuste ! "

Le psy acquiesça : "Il est normal de ressentir cela, Rosie. Mais n'oubliez pas, vous avez le contrôle sur votre propre chemin de guérison. "

Rosie s’adoucit un peu : "Je-je sais, vous avez raison, docteur. C'est juste parfois si difficile..."

L'homme se mis à sourire. : "Il est normal d'avoir des revers. L'important est de continuer à avancer. Réfléchissons à des façons positives de canaliser votre colère."

Le groupe s'engagea alors dans une discussion, offrant soutiens et suggestions à Rosie. Elle écouta attentivement mais rien n'y faisait pour calmer la rancœur qu'elle avait au fond d'elle même.

A la fin de la session il n'y eu donc malheureusement pas de gros changement. Elle se décida à écrire un journal mais sans trop y croire. 

En fin de soirée alors qu'elle mangeait seule à la cantine à l'écart des autres patients un vieille femme s'assit alors à coté d'elle. 

Rosie broyant du noir aurait préférée diner seule, de plus elle avait toujours trouvé cette vieille patiente étrange. Elle devait être très âgée autour de 90 ans, son aspect faisant penser à une sorcière.

Elle avait de long cheveux blancs hirsutes, un nez crochu et sa bouche béante laissait entrevoir que quelques dents.

Personne ne s'approchait d'elle à part le personnel soignant. Elle était donc souvent seule assise dans un coin, se murmurant des choses à elle même. 

Rosie continua son repas un peu mal à l'aise. Car en plus d'être effrayante la vieille dégageais une forte odeur de souffre.

"Je sais comment t'aider...", dit alors doucement la vieille femme.

"M'aider pour quoi?", demanda Rosie interloquée.

"Donald Trump."

"Ah bon? Vous iriez lui botter le cul à la maison blanche? Vous lui passerez le bonjour de ma part alors", dit Rosie sarcastique.

La vieille ricana. "Héhéhé! Je peux faire bien plus que cela mon enfant... Je peux faire de sa vie un véritable Enfer si tu veux. 

-Et comment ça? Meme la justice ne peut rien contre lui.

-Ce que le pouvoir des hommes ne peux faire, le pouvoir du diable lui le peut!" dit la vielle souriant malicieusement.

Rosie la regarda un frisson dans l'échine : " Mais oui c'est ça, je pense que êtes fatigué madame. Au revoir." 

Et elle se leva de table. Mais avant qu'elle ne s'éloigne la vielle femme lui prit brusquement le poignée .

"Qui ne tente rien n'a rien ! " lui dit elle la fixant dans un sourire narquois.

Rosie se dégagea et s'en alla mal à l'aise.

La nuit même elle fit cependant un horrible cauchemar avec Donald Trump se moquant d'elle, la montrant du doigt, la ridiculisant devant tout le monde. Et elle entendait le rire des gens qui ne cessait de s'amplifier dans sa tête, des inconnues, des amis, sa famille... Tout le monde se riait d'elle. 

Elle se réveilla alors en sursaut pleine de sueur. Elle regarda l'heure, il était minuit. Et pourtant elle avait pris des cachés pour dormir. 

Même dans son sommeil Donald Trump la harcelait, elle n'en pouvait plus.


 

 

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